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Hexagram au Festival Transmedial de Berlin

L’expo-présentation publique Elusive Life présentera les résultats de l’atelier de recherche du même nom qui se déroulera du 26 au 29 janvier 2017 au Museum für Naturkunde, le musée d’histoire naturelle de Berlin. Les organisateurs de cet atelier ont demandé aux participants de réfléchir sur l’altérité des autres formes de vie , l’écologie et la Terre, et d’explorer dans leur pratique de recherche-création de nouveaux imaginaires, de nouvelles interventions et des manières inédites de concevoir l’« inintelligibilité de la vie » désormais soumise à de nouvelles formes de transformation technique dans le contexte muséal. Des œuvres pouvant prendre la forme de conceptions hypothétiques, de modèles architecturaux, d’expériences audiovisuelles et graphiques, de prototypes de création artistique ou d’écrits seront exposées, le samedi 4 et le dimanche 5 février 2017, dans l’espace du Café Stage de la Haus der Kulturen der Welt (HKW) de Berlin.

Conférence Alien Middle : Le samedi 4 février prochain à 11 h 30, Chris Salter et Orit Halpern animeront, dans le cadre du festival Transmediale de 2017, la discussion Alien Middle qui se tiendra dans la HKW (aire de l’atelier). À cette occasion, les notions d’apprentissage automatique, d’intelligence artificielle, de négociations et de prises de décision algorithmiques, ainsi que d’écologie des catastrophes serviront de points de départ à un débat visant non seulement à mettre en lumière les nouvelles façons de percevoir l’automatisation non humaine des machines, mais aussi à répondre à l’autonomisation du fonctionnement et de l’intervention de ces dernières. En plus des dimensions humaines et techniques qu’elle implique, l’altérité semble, par ailleurs, nous envelopper. En effet, notre planète donne l’impression de se rebeller contre les agressions chaque jour plus violentes que nous lui faisons subir, à tel point que nous devons nous demander quel sera, à l’avenir, notre rapport avec ce qui n’est pas nous et comment nous parviendrons à établir le contact. Réunissant un large éventail d’artistes et de penseurs dans les domaines des sciences, de la culture, des arts numériques, de la philosophie et du design, cette conférence tentera de sonder les profondeurs d’un monde qui, malgré le contrôle que nous exerçons sur lui, demeure inintelligible.

Participants d’Hexagram à l’atelier de recherche Elusive Life

Orit Halpern (États-Unis/Québec/Canada) est professeure agrégée au Département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Concordia. Son travail jette un pont entre l’histoire des sciences, de l’informatique et de la cybernétique, le design et la pratique artistique. Elle est également codirectrice du pôle de recherche Speculative Life (www.speculativelife.com), un laboratoire situé à la croisée de l’art, des sciences de la vie, de l’architecture, du design et des médias informatiques. Beautiful Data (Duke Press, 2015), sa récente monographie, fait l’historique de l’interactivité, de la visualisation des données et de l’omniprésence de l’informatique. Orit Halpern a également publié des articles et exposé ses œuvres dans diverses revues et galeries, comme The Journal of Visual Culture, Public Culture, Configurations, C-theory et ZKM à Karlsruhe en Allemagne.

Chris Salter (États-Unis/Québec/Canada) est artiste, titulaire de la chaire de recherche de l’Université Concordia sur les nouveaux médias et les sens, codirecteur du réseau Hexagram et professeur agrégé en arts numériques à l’Université Concordia. Il a fait des performances et des installations, présenté ses travaux et publié des articles dans le cadre de festivals, d’expositions et de conférences organisés dans le monde entier. Il est l’auteur de Entangled: Technology and the Transformation of Performance (MIT Press, 2010) et de Alien Agency: Experimental Encounters with Art in the Making (MIT Press, 2015).

Titulaire d’un diplôme en agronomie (ENSA Montpellier, 1986) et d’un doctorat en sociologie (Paris X Nanterre, 1991), Thierry Bardini (France/Québec/Canada) est professeur titulaire et directeur du Département de communication à l’Université de Montréal, où il enseigne depuis 1993. Ses travaux portent sur la cyberculture contemporaine dans des domaines allant de la production à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, en passant par la biologie moléculaire. Il est l’auteur de Bootstrapping : Douglas Engelbart, Coevolution and the Genesis of Personal Computing (Stanford University Press, 2000), de Junkware  (University of Minnesota Press, 2011) et de Voyage au bout de l’espèce (en collaboration avec Dominique Lestel, Éditions Dis Voir, Paris, 2011).

Artiste et chercheuse plusieurs fois primée vivant actuellement à Montréal, WhiteFeather Hunter (Québec/Canada) a présenté son travail en divers endroits de la planète dans le cadre d’expositions, de discussions d’artistes, de conférences et de résidences. Depuis plus de quinze ans, elle s’adonne professionnellement au bioart. Fondée sur l’artisanat, sa pratique s’appuie sur l’analyse matérielle du potentiel artistique, fonctionnel et technologique des matières corporelles. Dans ses dernières œuvres, elle agence du tissu mammaire sur des armatures de textile et construit ou détourne des supports électroniques. WhiteFeather Hunter est chercheuse principale et technicienne au sein du laboratoire Speculative Life, ainsi que coordonnatrice du pôle de recherche sur les textiles et la matérialité à l’institut artistique, culturel et technologique Milieux de l’Université Concordia.

Artiste des médias et créatrice de jeux, Ida Toft (Danemark/Québec/Canada) travaille avec les sculptures et les installations. Elle présente ses jeux dans la rue et les parcs urbains, dans les festivals de théâtre, dans les événements de jeux et dans les galeries d’art. À l’heure actuelle, elle explore la question du jeu et de la création de jeux dans des environnements pluriels comme moyen de penser les notions de camaraderie, d’alliance et de relation familiale au sein de regroupements, classiques ou non. Ida Toft est doctorante à l’Université Concordia.

Le travail de Garrett Lockhart (Québec/Canada), artiste et chercheur vivant à Montréal, se situe au carrefour de la communication visuelle, de la création d’images (numériques) et de la recherche sur les relations entre l’état de chose et sa signification. Tout en préparant un baccalauréat en communication et études culturelles et en arts numériques à l’Université Concordia, il est assistant de recherche et responsable du laboratoire de recherche XMODAL au sein de cet établissement. Son travail a été présenté dans des publications comme Vice, Neon Germany, Nylon Japan et Rhizome, et exposé à Montréal ainsi qu’à New York. Garrett Lockhart est aussi commissaire d’exposition (à l’occasion) et graphiste. www.garrettlockhart.com



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