Calendrier :

Envoi d’un résumé avant le 15 avril 2017
Remise des textes en octobre 2017
Parution en février/mars 2018
Consignes aux auteurs : http://psychanalyse.cnam.fr/revue-travailler/recommandations-auxauteurs/recommandations-aux-auteurs-398346.kjsp

Le travail et le jeu, en tant que catégorisations sociales-historiques de l’action et comme institutions (Caillois, 1967), sont généralement séparées, voire opposées dans la société salariale capitaliste. La première est réputée renvoyer à la contrainte, la production, l’action en finalité, la peine et la création de richesse, là où la seconde serait caractérisée par la liberté, l’inutilité, l’autotélisme, le plaisir et la gratuité.

Mais si l’on quitte les substantifs pour s’intéresser, dans une perspective plus anthropologique, au « travailler » et au « jouer », il apparaît que ces actions partagent bien des points communs : elles toutes deux sont régies par des prescriptions, règles, hiérarchies, inégalités et contraintes, et se déploient pareillement dans des interactions régulatrices, tendues par la quête de sens mais aussi de l’intérêt. Elles sont semblablement une mobilisation de l’intelligence pratique face aux aléas et aux incertitudes. Travailler et jouer génèrent une normalisation conflictuelle dans laquelle les questions de reconnaissance, de confiance et de coopération sont centrales.

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