Slow Track

Timothy Thomasson

10 mars au 16 avril 2022
Horaire : mardi au samedi, 12h à 17h
Ouverture : Jeudi 10 mars, 12h à 17h

Galerie ELEKTRA
5445, avenue de Gaspé
#104, Montréal
Itinéraire


Slow Track est une vidéo générée par ordinateur qui restreint les possibilités visuelles illimitées offertes par les technologies d’animation informatique actuelles.

Dans l’intention de remettre en question la nature structurelle et esthétique de l’image virtuelle, Slow Track renonce à l’excès, à la vitesse, au surréalisme, à la science-fiction et à la fantaisie généralement associés à l’imagerie générée par ordinateur. L’œuvre déploie une image hyperréaliste, lente, douce et peut-être banale, qui se méfie du logiciel qui la produit. Les espaces virtuels impeccables et stériles couramment représentés dans les visualisations architecturales sont remplacés ici par des espaces poussiéreux, sales et encombrés. Bien que leur rendu soit proche de la qualité photoréaliste, les images à l’écran n’ont aucun rapport avec le monde réel. Elles sont entièrement générées par un ordinateur dont la production se résume à des milliers de “fichiers d’images” silencieux. Il n’y a pas de vent qui souffle, et les lieux représentés ne sont nulle part en particulier.

Plutôt qu’une image de synthèse qui nous séduit par l’excès, il s’agit d’une image qui demande de la patience. À l’écran, la perspective numérique recule lentement, puis avance, oscillant entre deux positions fixes tout en traversant de nouveaux environnements. L’attention semble s’attarder sur des objets banals : une canette rayée, une cabine de toilettes ou des feuilles dans le vent. L’animation se déroule lentement. Les choses restent inexpliquées et l’accent est mis sur les images statiques ou en mouvement lent. Le son de l’œuvre joue avec les conventions audio associées aux jeux vidéo, aux graphiques animés et aux publicités, rappelant constamment au spectateur le caractère artificiel de ces images.

Timothy Thomasson est membre étudiant et lauréate de l’appel à projet Hexagram-ELEKTRA 2021. Il poursuit actuellement une maîtrise en design et arts informatiques à l’Université Concordia.

À propos de l’appel à projet Hexagram-ELEKTRA

Ce partenariat entre le Réseau Hexagram et ELEKTRA a pour objectif d’encourager les échanges entre les communautés de pratique et universitaires. La Galerie ELEKTRA crée un espace favorable à la recherche esthétique et discursive à travers la production artistique numérique. Conséquemment, ce programme valorise les projets de recherche-création expérimentaux ou critiques et soutient le développement des membres artistes émergent·e·s du Réseau.

Image de couverture : ⒸTimothy Thomasson

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